samedi 12 novembre 2016

Monster-Doudou II : The come back ! #tuto #couture #doudou

Zami, zamie, cela fait plus d'un mois que j'ai récidivé en bidouillant un Monster-Doudou de compet' pour un baby-chou à venir, et aujourd'hui, enfin, je me décide à poster les photos et le tuto. Bon, rien d'exceptionnel, mais quand même, sait-on jamais, pour les débutant(e)s type noob de l’extrême en couture, ça peut aider ! Et puis winter is coming, j'te signale, et avec lui la merveilleuse période de Noël, alors si toi aussi tu veux adhérer au F.I.L.L.E. (Front Internationnel de Libération des Lutins Exploités) et faire le bonheur d'un bout d'chou : 
Go ! Go ! Go ! 

Le Wonder Monster-Doudou et son portrait #InkTober 2016

Pour commencer, il te faut un patron, même si la forme est super simple.
Tu peux le dessiner toi même en pliant une feuille A4 en deux et en traçant à main levée les contours de ton Monster-Doudou, ou tu peux imprimer cette image où, miraaaacle de la technologie, j'ai scanné la feuille utilisée pour le Monster-Doudou présenté ici :


Clic-droit > "enregistrer sous" et à imprimer taille réelle / format A4

[ATTENTION les marges de couture ne sont pas comprises, ce qui veut dire qu'il faudra découper à 1cm des bords !]

Ceci étant fait, munissons-nous du matériel ad-hoc, à savoir : 


  • deux coupons de tissu de ton choix, je te conseille d'en choisir un en coton tout doux, et un autre en peluche "spéciale-grouuuuu" (terme utilisé par la Princesse Cahouète pour signifier que quelque chose est super-méga-doux et qu'on a envie d'y faire de gros câlins). 
  • des chutes de tissu dans lesquelles découper les yeux et les décorations (cœur, bouton, nez... as you whant !).
  • des rubans, jolis de préférences, assortis ou non, pour faire la crête de punk de ton Monster-Doudou, parce que les baby-love adorent mâchouiller les étiquettes, t'as remarqué ?
  • nécessaire à couture : machine à coudre, fil, ciseaux, épingles... et fer à repasser.

    Ready ?
    Here we goooooo !
Dorénavant, nous utiliserons les initiales MD pour Monster-Doudou, parce que voilà, bon, hein, d'accord ?


mardi 1 novembre 2016

Silver-Power, ou le(s) jour(s) où j'ai assumé mon super pouvoir. #50nuancesdegris #cheveuxblancsmêmepaspeur

J'ai les cheveux blancs/gris depuis euh... loooongtemps. C'est ce que ma sister, qui elle a une chevelure de guedin, appelle "le pack Juju", Juju étant le surnom de mon père : cheveux blancs + yeux bleus, tu prends le tout ou tu laisses tomber. Bon. Pendant longtemps, je me suis contentée de colorer les cheveux blancs de plus en plus nombreux, et de profiter de mes yeux bleus.
Garder les cheveux au naturel ? Alors là, j'assumais pas du tout ! A 16 ans, je n'avais pas la force de caractère pour garder mes fils blancs dans les cheveux. En plus, ça n'était pas uniforme : quand ils sont devenus plus nombreux, mes cheveux blancs ont décidé de tous se regrouper sur les tempes, tandis que quelques asociaux mettaient le dawa sur le dessus et la nuque. Ra-vis-sant, pour le peu que mes racines m'aient laissé en juger... 

Bref, j'ai commencé tôt, très tôt les colorations. Des plus chimiques kakaburk aux tentatives de colo "maison" à base de produits bizarres, j'ai tout essayé. Je me suis quand même calmée pendant mes grossesses, parce que bon, j'allais pas refiler trop de saletés aux monstroplantes à venir, quand même. Mais dès que j'ai pu, vlan, c'était reparti pour l'arc-en-ciel sur ma tête.
A part le blond -jaune, je crois que j'ai tout essayé, du blond vénitien au noir corbeau en passant par le rouge rubis et le chocolat-caramel (les noms de coloration sont assez lolifiants, c'est apparemment trop facile de mettre "châtain clair" "roux" ou "marron" quoi...).
Et puis j'ai eu ma prise/crise de conscience écolo. Et là, faut avouer, continuer à me colorer les cheveux avec toutes ces saletés alors que je ne jurais que par les cosmétiques maison, c'était pas très cohérent...
Je suis passée aux colorations végétales et naturelles. Hennés, indigo, brou de noix et garance en poudre : je jouais au petit chimiste jusqu'à la pointe des cheveux ! Mais c'était long, très long... Et les résultats étaient assez aléatoires, pour ne pas dire hasardeux !  
Bref, mes cheveux, ma Némésis... 

#INKTOBER2016 - un mois à gribouiller chaque jour.

Le projet INKTOBER existe depuis pfiouuuu longtemps. Sur la page d'InkTober, on peut voir les images du premier événement, en  2009. L'âge du Bibou, donc. 
Le principe est simple : 

31 DAYS 31 DRAWINGS - doing one ink drawing a day the entire month. 31 JOURS 31 DESSINS - faire un dessin à l'encre par jour tout le mois.

C'est ma coportho Amandine, qui dessine comme elle respire, qui m'a parlé de ce projet. Comme le but n'est pas de créer une oeuvre d'art par jour, mais bien de s'astreindre à un dessin par jour pour progresser, en faisant simplement de son mieux, et bien, après tout, pourquoi pas ? Un peu comme le NaNoWriMo, que je n'ai jamais réussi à tenir, trop de boulot... Mais là, un dessin, ça peut être moins chronophage que 1600 et quelques signes à écrire par jour ! Chiche ? ... Chiche ! 

Allez zou, mon mois d'InkTober, le voici :



mercredi 28 septembre 2016

Des boucles d'oreille en origami modulaire : tutoriel / pas-à-pas en 30 photos.

- Bonjour, je m'appelle Sécotine et ça fait 2 jours que je tiens bon. 
- *en chœur* Bonjour Sécotine ! 
- Alors voilà, je... C'est dur. J'essaye de ne pas y penser, mais il y a toujours quelque chose qui m'y ramène. Ce matin, j'étais sous la douche et c'était plus fort que moi, j'avais tellement mais tellement envie de lire ce qui était écrit sur l'étiquette de mon gel douche ! Je me suis passé le jet d'eau dans la figure pour ne plus y penser, mais j'ai eu peur. C'est tellement difficile de contrôler cette addiction. Mais je vais y arriver. J'y crois. Il le faut. Quand je sens que je vais craquer, je me remémore ces nuits blanches passées à lire et mon état d'hébétude le lendemain matin, et je me dis que ça vaut le coup, que je peux y arriver.
- Merci pour ce témoignage Sécotine.
*applaudissements*- Maintenant pour clore ce cercle de parole, nous allons reprendre ensemble le mantra des libérés des livres... 

AAAAAAAAHHH !
Wohpunaise le cauchemar quoi...
Libérés des livres ? Mais, mais... Mais enfin non ! Ce sont les livres qui libèrent ! Non ?
Quoi ? Moi ? Accroc aux livres et aux mots ? Pfff... Nan mais même pas vrai d'abord ! Je ne fais pas que lire, hein ! Je fais des bidouillages aussi ! Des pochettes à livres, des couvertures pour roman en tissu, des... Euh... Ah non mais je fais des bijoux aussi ! Et de l'origami ! Ah ah ! Tu vois ?
...
Mmmmoui, en effet, je fais des bijoux en mots. De l'origami modulaire avec les pages d'un livre, oui, bon. Non mais ça va, hein, je gère !!!
Mais quoi ? Elles ne sont pas belles ces boucles d'oreille, franchement ? Hein ? Oh ben tu peux en faire dans d'autres papiers si ça te chante, hein !
Allez, je t'explique comment faire, tu vas voir c'est même pas dur ! 

lundi 12 septembre 2016

Je te dirai les mots bleus, les mots qu'on dit avec les yeux.


avec les yeux, 
avec les mains, 
avec le cœur, 
et ce qu'on peut.


Depuis le temps que je tiens ce blog et que j'y raconte mes péripéties d'orthophoniste, je n'ai pas encore vraiment écrit sur l'autisme. Pourtant c'est une part importante de mon travail : je travaille au CRA, a.k.a. le "Centre Ressources Autisme" de ma région, où je fais partie de l'équipe diagnostic, et en CAMSP (Centre d'Action Médico-Social Précoce), en première ligne pour la prise en charge des enfants autistes. 
Mais écrire sur l'autisme, c'est pas facile... 
Si c'est si compliqué, c'est parce que j'ai le sentiment que le suivi d'un enfant autiste, c'est beaucoup de peines, de frustrations, de prises de tête et de déceptions pour quelques très rares moments de lumière. Et parce que, par définition, un enfant autiste a de très grosses difficultés pour parler, mais aussi pour s'exprimer en général, que ce soit par les mots, les gestes, le regard... Alors l'échange, c'est difficile. La progression, aussi. Et le moral est souvent bas, pour leurs proches et leurs soignants. Et c'est d'autant plus douloureux que, retranché dans sa bulle, l'enfant autiste est souvent plein de souffrance et d'angoisse qu'il ne peut exprimer autrement que par des cris, des colères, des gestes violents, ces fameuses crises qui sont, pour le quidam qui y assiste dans la rue, autant de preuve d'une éducation ratée. Les parents d'un enfant autiste n'ont même pas le droit à la compassion des passants, ils doivent au contraire bien souvent subir les jugements et les conseils moralisateurs. Et cet isolement... Comment sortir, voir des amis, quand tout peut être l'occasion d'une crise ? Comment même envisager de confier l'enfant à un parent ou à un ami, quand il peut dégoupiller pour un rien (au yeux de l'autre) qui est tout (pour lui) ? 
Pourtant, les toutes petites victoires sont autant d'occasion de retrouver l'espoir. Ce sont des petites pépites, loin, très loin des rivières de diamants que nous offrent parfois les réussites de nos autres patients, mais qu'il faut savoir savourer. Parce que de victoire en victoire, on construit doucement avec eux le long et sinueux chemin vers la communication retrouvée. 
Bon, c'est bien grandiloquent, tout ça, et pas très funky. 
Mais je te rassure, avec mes petits patients autistes, j'ai eu mon lot de morsures, de jouets cassés, de régression et de tympans vrillés, mais j'ai au aussi de beaux moments. 
Magnéto, Serge !